Vinh Xuan

Vinh Xuan est la traduction vietnamienne de Wing Chun (en Chinois)


1. Arbre généalogique
2. Bodhidharma
3. Shaolin
4. Yim Wing Chun
5. La jonque Rouge
6. Maître Yip Man : la branche de Hong Kong
7. Maître NGuyen Te Cong : la branche du Vietnam
8. Le programme

 

1. Arbre Généalogique

 

Il s'agit là d'un arbre généalogique non exhaustif, chaque génération ayant eut parfois d'autres disciples qui ont donnés d'autres branches: Hong Kong...

 

 

 

Temple de Shaolin
Ng Mui
Yim Wing chun - Leung Bok Chau
Leung Lan Kwai
Jonque Rouge
Leung Yee Tei - Wong Wah Bo - Dai Fa Min Cam - Law Man Cong - Dai Fa Ming Kam
Chan Wah Shan - Fung Siu Ching


Lignée chinoise au Vietnam
Nguyen Te Cong


Nord Vietnam :

Yiu Choi - Ngo Si Quy -Tran Van Phung - Do Ba Vinh

 

Sud Vietnam :

          Luc Vinh Khai                                      Hoac Phi Hong          Nguyen Duy Hai (Ho Hai Long)                        Luc Ha Kim - Lam Hue                      Nguyen Van Dao           Nghiêm An Thach - Hoàng Van Tho              


                                                                    Eric Bauer

 

 

 

Eric Bauer a donc étudié le Vinh Xuan auprès de ces différents maitres: Nghiêm An Thach, Hoàng Van Tho,   Nguyen Van Dao, Lam Hue, Luc Ha Kim.

Aujourd'hui il s'attache à transmettre l'enseignement du Maître Luc Ha Kim.

 

2. Bodhidharma


Beaucoup de thèses et de légendes suivent Bodhidharma et il semble très difficile pour les historiens de faire la part de la réalité et de la légende. Accompagnons donc la légende ! Bodhidharma était un brâhmane d'origine princière. Il serait né au milieu du cinquième siècle et une fois son instruction fini, il quitta le sud de l'Inde et se rendit en Chine pour prêcher le Dharma. Il fût reçu par l'empereur.
L'empereur très fier de lui-même, annonça à Bodhidharma qu'il avait fait construire de nombreux monastères et copier des soutras et lui demanda quels étaient ses mérites pour toutes ces bonnes actions?
Bodhidharma répondit : « Sans mérites ».
L'empereur : « Quels sont les vrais mérites ? »
Bodhidharma : « La sagesse pure est merveilleuse et parfaite, son essence est vide et paisible. De tels mérites, on ne peut pas les acquérir par des méthodes mondaines. »
L'empereur : « Quel est le sens suprême de la noble vérité ? »
Bodhidharma : « La vaste vacuité sans noblesse ».
L'empereur : « Qui est devant moi? » Bodhidharma : « Je ne connais pas ».
L'empereur étant incapable de comprendre la signification profonde du Dharma, Bodhidharma partit et traversa le fleuve Yangzi . Il s'arrêta au monastère Shaolin dans le Henan. Il trouva dans le temple des moines faibles, victimes de brigands et d'animaux sauvages. Il leur aurait alors enseigné l'art de respirer et celui de se défendre.
Désirant approfondir sa recherche personnelle, il se serait retiré dans une grotte à coté du temple et y aurait médité durant 9 années. Un jour il se serait endormi. Afin d'éviter que cela ne se reproduise, il se serait coupé les paupières. En tombant à terre elles auraient donné naissance à des plants de thé...Bodhidharma serait donc à l'origine du bouddhisme Chan. Lui-même étant la racine du Zen que nous connaissons aujourd'hui au Japon et partout dans le monde. Bodhidharma à l'origine du Kung-fu, du Zen et des feuilles de thé... Il reste le Saint patron des pratiquants d'arts martiaux et rares sont les écoles traditionnelles qui n'accrochent pas son portrait au dessus de l'autel des ancêtres.

3. Shaolin : le berceau des Arts Martiaux chinois


Au 17ème siècle le Kung Fu se pratique à un très haut niveau dans le monastère de Shaolin (province du Henan). Devant la renommée du monastère et craignant qu'il ne devienne un camp d'entrainement pour les rebelles, le gouvernement Mandchou envoie des troupes pour l'attaquer. Après un premier échec, le gouvernement suscite la trahison de certains moines afin qu'ils mettent le feu à l'intérieur du monastère pendant que les troupes donnent l'assaut. Le temple de Shaolin est en cendre, cinq moines sont survivants et maitrisant parfaitement les arts martiaux, vont dans tout le pays divulguer l'art du Kung Fu. Les cinq Maîtres de Shaolin étaient: Ng Mui, Pak Mei, Jee Shin Shim Shee, Fung Doe Duk, Miu Hin. L'un de ces maitres est une femme, la nonne Ng Mui. Celle-ci se réfugia dans le temple du Crâne Blanc (Mont Tai Leung).

4. Yim Wing Chun : la naissance d'un style


Yim Wing Chun, est née à Canton . Après la mort de sa mère, elle s'installe avec son père au pied de la montagne Tai Leung. Ils gagnent leur vie en vendant du tofu dans une petite échoppe. Ng Mui et Yim Wing Chun finirent par se rencontrer et l'ancienne nonne se prit d'affection pour la jeune fille. Celle-ci a alors 15 ans, et est donc en âge de se marier. Très belle elle attire l'attention du tyran local. Devant les refus de la jeune fille, celui-ci la harcèle, il la menace elle et son père pour l'obliger à se marier. Apprenant la nouvelle Ng Mui, décide de lui apprendre le Kung Fu pour qu'elle puisse se défendre. Yim Wing Chun suit alors Ng Mui dans les montagnes pour étudier l'art du combat. Après un entrainement long et intensif, elle défia le tyran et le vaincu. Plus tard Ng Mui partit en voyage, mais avant son départ elle demanda à Yim Wing Chun non seulement de transmettre son art, mais aussi d`aider le peuple à renverser le gouvernement Mandchou et à restaurer la Dynastie Ming.Yim Wing Chun se maria avec Leung Bok Chau à qui elle enseigna son art.
Celui-ci enseigna son tour le Kung Fu à Leung Lan Kwai.

5. La jonque Rouge


L'histoire du Wing Chun prit un nouveau tournant lorsque Leung Lan Kwai enseigna à Wong Wah Bo qui était membre d'une troupe d'opéra sur une jonque connue des Chinois sous le nom de Jonque Rouge. Wong s'entraina sur la jonque avec Leung Yee Tei et partagea ses connaissances martiales. Le hasard voulu qu'un maître de Kung Fu, Chi Shin, spécialiste du bâton de Shaolin, travailla comme cuisinier sur la même embarcation . Ce dernier enseigna l'art du bâton à Leung Yee Tei et Wong Wah Bo. La perche étant un outil quotidien sur les jonques, ceux-ci adaptèrent la technique du bâton long en créant les techniques de perche propre au style Wing Chun.
Par la suite Leung Yee Tei transmit ses connaissances à un herboriste nommé Leung Jan.
Leung Jan acquit les secrets les plus profonds du Wing Chun et atteignit le plus haut niveau. Beaucoup de maîtres le défièrent mais tous se firent battre. Leung Jan devint très connu. Il enseigna ensuite son Kung Fu à Chan Wah Shan. Ce dernier enseigna à des Maitres contemporains dont le fameux Yip Man.

 

Maître Yip Man

6. Maître Yip Man : la branche de Hong Kong


Si Yip Man n'est pas le seul maître de sa génération c'est lui qui fit connaitre l'école Wing Chun à travers le monde. Issu d'une famille riche à Foshan et il est né en 1893. Chan Wah Shun enseignait le Wing Chun sur les terres de sa famille. Yip Man en profita pour apprendre auprès de lui et serait ainsi devenu le seizième et dernier disciple de Chan Wah Shun. En 1949 avec l'avènement du communisme Yip Man perdit sa richesse et ses terres. Il fût contraint d'aller à Hong Kong. Il y enseigna dans une association pour les employés de restaurants. Il eut de nombreux élèves dont le fameux Bruce Lee qui participa fortement à la notoriété du style. Yip man décéda en 1972. D'autres disciples organisèrent chacun de leur coté la succession du style et celui-ci se répartit partout dans le monde avec un succès toujours grandissant.

Maître Nguyen Te Cong

 

 

 

7. Maître Nguyen Te Cong : la branche du Vietnam


Maître Nguyen Te Cong (nom vietnamien, de son nom chinois Yuen Chai Wan) est né en 1877, frère aîné de Yuen Kai San, descendant d'une famille bourgeoise, qui fût initié dés l'enfance avec son frère cadet à l'art martial sous la direction du Grand Maître Fung Siu Ching, un militaire mandarin retraité.
Quelques années plus tard, Maître Fung Siu Ching décida d'envoyer le talentueux Nguyen chez Fok Bo Chuen, un confrère du nom de Giac Hai Dai Su convertit en moine, pour finaliser sa formation au Temple du Diamant. Nguyen Te Cong passa sept ans dans cette pagode à perfectionner ses techniques.

Arrivé au Vietnam dans les années 30, sur l'invitation des associations chinoises pour enseigner le Wing Chun aux familles aisées et aristocrates, les talents exceptionnels de Nguyen Te Cong furent rapidement reconnus. Durant la seconde Guerre Mondiale, sous le slogan de la « Grande Asie », le Japon s'empara de tous les pays du Sud-Est asiatique. Au Vietnam comme en Chine, le mouvement contre les Japonais prit une ampleur croissante. Se joignant à la résistance, Nguyen Te Cong se fit connaître sous le nouveau nom de Luong Vu Te. Très actif, il fut pourchassé par la police japonaise, de nombreuses anecdotes relatent ses exploits de résistant. En 1954, il émigra avec sa famille au sud du Vietnam où il vécu comme herboriste-médecin à Cholon (quartier chinois de Saïgon) jusqu'à la fin de ses jours. Là encore, il enseigna son art aux chinois et à quelques vietnamiens. Maître Nguyen Te Cong mourut en 1959 à l'âge de 82 ans

 

 

 

 

 

 

 

Maître Luc Vinh Khai (1924-1981)

Maître Luc Vinh Khai (1924-1981), fût l'un des disciples qui étudia à Saigon auprès du Maître Nguyen Te Cong. Lui-même enseigna à son jeune frère, Luc Ha Kim qui est le Maître actuel de cette lignée.

Maître Luc Ha Kim enseigne toujours à Saïgon.

 



 

 

 

 

 

      Maître Luc Ha Kim

Maître NGuyen Te Cong sur le mannequin

8. Le programme


De façon générale et quelques soient les lignées, le Vinh Xuan doit sa réputation à son efficacité en combat. A contrario des autres styles de Kung Fu il n'y a que très peu de leçons et les positions sont plus hautes. Toutes les techniques sont effectuées en gardant à l'esprit qu'une femme ou un homme de petit gabarit doivent pouvoir les appliquer efficacement. Ainsi chacun peut trouver dans ce style un moyen d'auto-défense réaliste. Deux armes principales sont étudiées : les couteaux papillons et les fameuses techniques de la perche longue.
L'une des spécificités du Vinh Xuan est la leçon qui s'effectue sur un mannequin de bois (108 techniques). Ce mannequin est de la taille d'un homme, il permet au pratiquant d'améliorer les déplacements, la vitesse, la précision des techniques et d'endurcir les membres. Mais surtout il permet de s'entrainer seul et de développer toutes sortes de sensations et réflexes. Par ailleurs l'essentiel du style tient dans le travail des mains collantes. C'est un exercice de combat rapproché qui se pratique à deux où l'écoute, le relâchement, la sensibilité et la vitesse priment sur le travail de la puissance musculaire. Chacune des techniques tient ses origines dans les mouvements de la grue ou du serpent et il est essentiel de garder à l'esprit que le style est né des mains d'une femme. Dans son enseignement Maître Luc Ha Kiem insiste toujours sur le travail libre à deux, en gardant toujours à l'esprit que le Vinh Xuan est un art de combat.

Le Vinh Xuan enseigné par Maître Luc Ha Kim sera détaillé dans le site Võ Thuật Chánh Tông sous la page Thiếu Lâm Việtnam.

 

 

Pour des cours en région parisienne et stages en France avec Eric Bauer